:
Louanges à Allah, c'est Lui dont nous implorons le secours et la guidée. Je témoigne que Le Seul qui mérite l'adoration est Allah l'Unique et que Mouhammad est Son adorateur et Son messager
Voir : tarbiya el awlâd fî dhaw el kitâb wa e-sunna de Sheïkh ‘Abd e-Salâm ibn ‘Abd Allah e-Sulaïmân.
9- la ‘aqîqa (sacrifice à l’occasion d’une naissance)
L’étape suivante que le musulman ne doit pas négliger consiste à sacrifier une bête en l’honneur de la nouvelle naissance.
C’est une sunna, bien qu’aux yeux de certains savants, elle soit obligatoire. Il s’agit de sacrifier deux bêtes pour un garçon et une seule pour une fille. La ‘aqîqa a lieu le
septième jour à partir de la naissance, ou le quatorzième, le vingt-énième ou n’importe quel autre jour pour celui qui ne l’a pas fait avant.
Les preuves textuelles qui témoignent de la légitimité de la ‘aqîqa :le hadîth : « Chaque garçon a sa ‘aqîqa en gage ; on lui égorge une bête le septième jour, on le rase, et
on lui donne un nom. »[1]
Les savants divergent sur le sens de l’expression : « La ‘aqîqa du garçon lui est mise en gage. »[2] -Pour l’Imam Ahmed ibn
Hanbal, elle signifie que s’il meurt en bas âge sans avoir joui d’une ‘aqîqa, il n’intercédera pas en faveur de ses parents le Jour
de la Résurrection. Selon une annale qui remonte à Qatâda, ses parents seront privés de son intercession. -D’après l’autre opinion, elle signifie que la ‘aqîqa garantit une bonne
éducation et une protection à l’enfant (à condition d’immoler un mouton à sa naissance). Ibn el Qaïyim affirme à ce sujet : « La ‘aqîqa a donc la fonction d’affranchir et de libérer
l’enfant de la prison du Diable. » El Khattâbî tranche en disant : « Les savants ont des opinions
différentes sur la question. La meilleure d’entre elles est celle de l’Imam Ahmed ibn Hanbal –
qu’Allah lui fasse miséricorde – l’auteur de ces paroles : « Cela concerne l’intercession ». Autrement dit, s’il meurt en bas âge sans avoir joui d’une ‘aqîqa, il n’intercédera
pas en faveur de ses parents le Jour de la Résurrection. »[3]
Nous attirons ici l’attention sur certains points :
1-L’aspect obligatoire de l’immolation (la ‘aqîqa ndt.) ne fait
pas l’unanimité des savants, bien que cette dernière opinion reste la plus probable, compte tenu du sens des hadîthqui ordonne de le
faire. Rien n’indique en regard des textes qu’il faut leur donner un autre sens. 2-La ‘aqîqa a une influence sur l’éducation de
l’enfant. 3-C’est un moyen de remercier Allah qui, pour notre bienfait,
nous a offert des enfants. 4-La ‘Aqîqa concerne aussi bien la fille que le garçon,
comme le confirme le hadîth d’Ûm Karz qui interrogea le Prophète (r) à son sujet. Ce dernier lui répondit : « Deux moutons pour le garçon et un mouton pour la fille ; peu importe qu’ils soient des mâles ou des femelles.
»[4]
Cette immolation est soumise, aux yeux des savants, aux mêmes restrictions que les sacrifices légiféré par la religion
(nusuk). Il n’est donc pas valable de choisir une bête qui boite, qui a la patte cassée, qui est malade, ou qui a l’œil crevé. Il ne faut pas non plus vendre sa viande ni sa fourrure. Il
incombe d’en manger une partie, d’en distribuer une autre en aumône et d’en offrir une troisième aux personnes de son choix.
Raser les cheveux du nourrisson est l’une des sunna que le Prophète (r) a encouragées. Ibn el Qaïyim – qu’Allah lui fasse miséricorde – affirme à ce sujet : « Ibn ‘Abd el Barr a dit :
« Quant à raser la tête de l’enfant à l’occasion de la ‘aqîqa, les savants recommandaient de le faire. » » Selon ‘Alî (t), le Messager d’Allah (r) a fait
la ‘aqîqa d’el Hasan en tuant un mouton. Puis, il a prescrit à sa fille : « Fâtima !
Rase-lui la tête et donne en aumône l’équivalent de ses cheveux en argent. » Fâtima raconte ensuite : « Je les ai pesés ; il équivalait à
un dirham ou à une partie d’un dirham. »[5]
10- L’allaitement
Il incombe ensuite à la mère de donner le sein à son bébé jusqu’à la période de sevrage. L’allaitement maternel a des effets
énormes sur la croissance et la santé du bébé. Allah recommande aux mères d’allaiter leurs enfants pendant deux années entières, pour celles qui veulent aller au bout de la période prévue. Allah
(I) révèle :[Les mères donnent le sein à leurs enfants pendant deux années entières, pour celles qui veulent aller au bout de l’allaitement].[6] En fait, le
nourrisson ressent l’affection maternelle au cours de cette période, lui qui en a grandement besoin. La science actuelle établit que le nombre d’enfants atteints par les maladies infantiles et qui meurent en bas âge est plus
élevé chez ceux qui allaitent artificiellement. En outre, l’allaitement naturel est très utile afin que l’utérus reprenne sa position normale et pour le bon fonctionnement du système digestif de
la mère.
L’Islam encourage le sein maternel ; la législation musulmane permet en effet à la mère de s’abstenir de jeûner au cours du
ramadhân dans la situation où le jeûne nuit à l’allaitement. La jeunesse actuelle, privée du sein maternel, souffre de plus en plus de
troubles tels que l’esprit de rébellion et le manque de tendresse à l’égard de leur mère. L’allaitement artificiel en est probablement l’un des facteurs. La tétée laisse tellement des traces sur
le nourrisson que le Prophète (r)a interdit de lui donner
pour nourrice, une femme simple d’esprit.[7] Dans hâshiya e-rawdh,ibn Qâsim – qu’Allah lui fasse miséricorde – explique en commentaire à ce
hadîth : « Cela, car l’allaitement se répercute sur le caractère. » Puis, il poursuit : « El Qâdhî relate que l’enfant qui se nourrit du lait d’une femme simple d’esprit, deviendra comme elle. Nous pouvons dire la même chose pour la femme ayant un
mauvais comportement. Par ailleurs, le bébé qui suce la mamelle d’un animal devient aussi bête. »[8]
Ibn Qudâma – qu’Allah lui fasse miséricorde – mentionne dans el mughnî, que selon le dicton, l’allaitement transforme
le caractère. Que devrions-nous penser alors du lait artificiel dont on ne connait ni la provenance ni celui qui l’a fabriqué.
Par Karim Zentici
[1]Rapporté par Abû Dâwûd (2837), et dont les termes cités en haut reviennent, ibn Mâja (3165), e-Tirmidhî (1522), et e-Nasâî (4220), selon Samura ibn Jundub
(t) ; voir également le musnad d’Ahmed 33/271
(20083).
[2]Cette version est rapportée par ibn Mâja (3165) et e-Tirmidhî (1522).
[3]‘Awn el ma’bûd sharh sunan Abî Dâwûd ; voir : le musnad de l’Imam Ahmed 33/274-275, et zâd el ma’âd d’ibn el Qaîyim (2/297).
[4]Rapporté par Abû Dâwûd (2835), e-Tirmidhî (1516) et e-Nasâî (4217, 4218).
[5]Rapporté par e-Tirmidhî (1519), selon ‘Alî ibn Abî Tâlib (t).
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